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Souveraineté numérique - Aller au-delà de l'aspect territorial

Le retour de l’orange sénile relance le débat sur la souveraineté numérique au Québec. Au-delà du territoire, je crois qu'on devrait privilégier une vision intégrée de l'individu à la nation, et du matériel informatique jusqu'aux données.
Souveraineté numérique - Aller au-delà de l'aspect territorial
Photo by Walter Martin / Unsplash

Le retour au pouvoir de l'orange sénile, alimenté par les politiques réactionnaires et isolationnistes de l'Heritage Foundation, a au moins eu l'avantage de remettre de l'avant un discours marginalisé jusqu'ici, la souveraineté numérique. Peu de gens le savent, car je trouve que c’est un débat stérile et une perte de temps, mais je ne suis pas séparatiste en ce qui concerne le Québec et le Canada.

Alors pourquoi je viens te parler de souveraineté numérique, un enjeu auquel je crois vraiment?

Nos gouvernements, et le Québec en particulier, manquent cruellement de vision. Même si on nous propose depuis peu d'acheter nos technologies localement ... On a quasiment rien ici à part des centres de données de multinationales étrangères qui profitent de notre électricité subventionnée au coton qu’on leur vend à perte, tout en refusant de soutenir nos industries locales. On a tout à bâtir alors qu'on se retienne un peu avant de donner des leçons aux autres. Tsé, on a vu ce que ça a donné avec le Panier Bleu ...

Si on s'arrête uniquement à la notion de territoire, on manque une grosse partie de l'équation. La réalité est beaucoup plus complexe parce qu'Internet, au fond, n'a pas vraiment de frontières.

Je vois mal comment on pourrait bénéficier d'un monde numérique séparé comme les trois puissances dans 1984. Même si, actuellement, on retrouve un Internet formé des Amériques et de l'Europe, auxquelles se rattachent leurs (anciennes) colonies, un Internet russe et un Internet chinois.

Le but d'Internet est une collaboration internationale. Et je crois que c'est une priorité bien plus importante que les guerres de propriété intellectuelles entre les pays. Je suis un militant pour les logiciels libres et pour les communs numériques, et ça implique que je me fous vraiment dans quelles mains se trouvent les logiciels qu'on crée tant qu'on peut tous avoir accès au code pour les comprendre, les étudier et les améliorer, sans recommencer 100x le même travail en secret chacun de son côté. Le secret, ça crée des Microsoft, donc des logiciels pourris et des monopoles nés de la corruption et de la capture réglementaire.

Mon approche aujourd'hui, c'est de faire une boucle complète avec toi de différents points de vue sur la souveraineté numérique. On va partir de l'individu, on va élargir l'échelle jusqu'aux États, et on va finir par revenir à l'individu sous l'angle technologique.

Bonne lecture !


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